MÉDIAS ET COMBAT SÉMANTIQUE

Dimanche 13 mars 2022

François Asselineau @UPR_Asselineau

Comparaison des présentations de 2 actions militaires semblables par les médias

RUSSIE➡️UKRAINE

Google donne

▪️11 300 000 résultats pour l’expression « invasion russe »

▪️110 000 pour « intervention »

⤵️ L’expression « INVASION » est utilisée 99 fois/100

ÉTATS-UNIS ➡️ IRAK (2003)

Google donne

▪️57 500 résultats pour l’expression « invasion américaine »

▪️53 900 résultats pour l’expression « intervention américaine »

⤵️ L’expression « INVASION » n’est utilisée que 51 fois/100

Les mots « INVASION » et « INTERVENTION » ne renvoient pas au même imaginaire

▪️Une « invasion » évoque une action agressive et détestable

Ex : une « invasion de moustiques »

▪️Une « intervention » évoque au contraire une opération rude mais souhaitable

Ex : une « intervention chirurgicale »

Cette comparaison montre de façon statistiquement irréfutable le parti-pris pro-américain des médias francophones.

Qualifier l’action russe d’invasion dans 99% des cas, c’est avaliser le narratif que la Russie aurait tous les torts, alors que l’Ukraine et l’Otan n’en auraient aucun

A contrario, l’utilisation 50/50 des expressions « invasion » et « intervention » pour qualifier l’action militaire des États-Unis🇺🇸 et de l’Otan en Irak témoigne d’une très grande complaisance pour le narratif des États-Unis🇺🇸.

Cette guerre illégale, justifiée par la fake news des ADM, a causé 1 à 1,2 M morts civils.